Récap #1 : lancement de mon activité, ouverture du service et découverte de WebSub

Marien / le 14 décembre 2019

J’ai démarré mon activité de micro-entrepreneur début novembre et, comme je fonctionne par cycles de six semaines, j’arrive à la fin d’une première étape. C’est l’occasion de faire le point sur ce que j’ai fait ces derniers temps. Cet article est le premier de ce qui deviendra peut-être une série si je tiens sur la durée.

Le 04 novembre, début officiel de mon activité

On m’a posé la question plusieurs fois de savoir comment s’était passé les démarches administratives pour ouvrir ma micro-entreprise. J’avais eu personnellement des retours comme quoi cela se faisait facilement, et je peux globalement confirmer.

J’ai fait les démarches dès que je suis rentré de mon voyage en Bretagne, aux alentours du 15 octobre. J’ai rempli le formulaire sur guichet-entreprises.fr (et non celui de l’Urssaf qui est une horreur). J’y avais déjà jeté un œil au préalable et m’étais renseigné auprès de la CCI pour les options dont je n’étais pas sûr. Je pense que je l’ai complété en moins de 30 minutes. J’ai commencé à recevoir des papiers officiels le sur-lendemain de ma déclaration et tout était en place en moins de 2 semaines.

Il y a eu un petit couac avec la banque, et un plus gros avec mon prestataire de paiement initial ce qui a repoussé l’ouverture officielle. Rien de bien méchant, mais j’étais un peu fâché du délai supplémentaire. J’ai raconté tout ça ici.

Lancement public du service le 28 novembre

Si j’avais ouvert les inscriptions quelques jours auparavant, je n’ai annoncé l’ouverture de Flus que le 28 novembre, soit presque 4 semaines après le début de mon activité.

La réception a été bonne, quoique assez limitée. Je suis un peu mitigé sur le résultat : 75 comptes créés, et 8 personnes qui ont déjà commencé à payer (certaines avant la fin de l’échéance du premier mois gratuit, un grand merci à vous !) C’est pas forcément énorme, mais ça reste au-dessus de mes prévisions initiales. Ça représente plus de 200 € de chiffre d’affaires et ça compense mes différents frais sur ce premier mois. Je ne peux pas me plaindre, pourtant j’espérais quand même un peu plus (forcément 😊).

Je réalise concrètement que réussir à vivre de cette activité ne va pas être une mince affaire. Je le savais déjà avant, bien sûr, mais c’est encore autre chose en ayant les mains dans le cambouis. Je relève ce défi avec plaisir bien évidemment et je m’éclate vraiment au quotidien, je découvre et apprend des tas de choses. Si je pars de ma semaine-type :

  • Le lundi c’est administratif, j’organise ma petite entreprise, j’archive les papiers, je réponds ou relance les organismes, etc. Toute une organisation que je n’avais pas.
  • Le mardi, administration système : j’améliore mes outils existants, j’en mets en place de nouveaux, je fais le point sur les performances, l’espace disque restant (je suis large), etc. Ce que je faisais auparavant en amateur, je l’applique à un autre niveau désormais.
  • Le mercredi, je développe. Pour l’instant beaucoup sur des outils qui me seront utiles et assez peu pour la communauté, mais ça devrait s’inverser et j’ai hâte !
  • Jeudi passion communication, sans doute là où j’ai le plus à apprendre. J’essaye de publier un article ce jour-là (éventuellement écrit la veille), mais c’est insuffisant si je veux faire parler de moi. J’ai des pistes d’amélioration sans tomber dans du « forcing », il faut que je les travaille encore.
  • Le vendredi ça dépend, mais j’essaye de faire un tour dans les tickets de FreshRSS voir s’il y a besoin d’un coup de main sur de petites tâches ou sur des choses qui trainent.

Je n’ai pas cité le support car je réponds aux demandes aussitôt que l’on me pose une question (en tout cas dès que je suis disponible). On ne m’a pas encore trop sollicité, mais je reste vigilant.

Dernière semaine chargée : découverte de WebSub

Comme je l’ai indiqué en début d’article, je fonctionne par cycle de 6 semaines. J’adopte un rythme prédéterminé lors des 5 premières (la semaine-type détaillée ci-dessus), et j’utilise la sixième pour travailler à fond sur un sujet donné. Cette semaine, c’était le protocole WebSub.

Pour comprendre ce protocole, il faut savoir qu’habituellement, un agrégateur de flux RSS comme Flus / FreshRSS va questionner à intervalle régulier (par exemple toutes les heures) les serveurs publiant du contenu, même si rien de neuf n’a été publié. Cela induit du trafic inutile et un temps de latence entre la publication et la réception de l’article par un lecteur. WebSub vient se greffer au milieu de tout ça : les auteurs indiquent aux lecteurs un serveur (hub) auquel s’abonner. Lors de la publication d’un article, l’auteur notifie le hub, qui va lui-même envoyer ce contenu aux lecteurs qui s’y sont abonnés.

FreshRSS supporte WebSub depuis des années (il se trouve du côté « lecteur » du protocole), grâce au travail d’Alkarex, mais je n’y avais jamais trop touché. Bien que je comprisse le fonctionnement global, tout ça restait assez nébuleux pour moi. Pourtant, il me semble qu’il s’agit de quelque chose d’assez prometteur et j’avais envie d’en savoir plus. Quoi de mieux alors que de se jeter tête baissée dans la lecture des spécifications et le développement d’un nouveau hub ?

J’avais différents objectifs avec ce projet :

  • apprendre WebSub dans le détail ;
  • améliorer mon niveau en PHP (je me sentais rouillé et pas du tout à la page, en particulier concernant les tests) ;
  • bidouiller un framework web de zéro (parce que pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?)

Concernant le dernier point, j’en reparlerai peut-être un de ces jours, plus probablement sur mon site personnel.

Au bout d’une semaine assez intense, le résultat est Webubbub (il s’agit de lignes de code, ne cliquez pas si ça ne vous intéresse pas). Le travail n’est pas loin d’être terminé pour avoir un hub fonctionnel et je m’en occuperai rapidement. Concernant mes objectifs, chacun a été rempli haut la main. J’entrevois même des usages de WebSub que je n’imaginais pas avant (reste à trouver des cas utiles !) Il s’agit d’une technologie vraiment intéressante pour corriger certaines limites de RSS et Atom et facile à mettre en place. Elle me permet également d’imaginer une piste supplémentaire pour ma stratégie de communication.

Le récap’

En résumé de cet article, je peux dire que je suis très content d’avoir démarré mon activité. Toutes les étapes de préparation faites en amont m’ont permis de ne pas trop me planter pour l’instant, les quelques couacs initiaux n’étaient pas critiques. Bref, ça se passe bien.

Le plus important reste que je suis à mon compte : je gère mon emploi du temps, mes priorités, ma communication, mon travail comme et quand je l’entends. Je peux donner un sens aux lignes de code que j’écris au quotidien, en sachant qu’elles seront directement utiles à d’autres. Et puis j’apprends des palanquées de nouvelles choses, c’est stimulant !

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